Blockchain Bitcoin, et si la faille, c’était nous?

Tu connais le principe de fonctionnement de la blockchain et sa fabrication de blocks.

Un élément garantissant sa sécurité est sa décentralisation. Nul ne possède la blockchain. Elle est indépendante de toute manipulation par toute autorité. En tout cas pour les blockchains publiques.

Et si ça n’est pas le cas ? Si, en réalité, la blockchain était entre les mains d’une minorité. Que ce passerait-il ? Il suffirait que la majorité se mette d’accord et elle serait alors capacité de modifier la blockchain. Cette majorité pourrait décider de son contenu.

Et si c’était le cas de la reine des blockchains Bitcoin ?

En effet, d’après une étude du NBER (National Bureau of Economic Research), 50% de la capacité d’extraction des Bitcoins est contrôlée par une cinquantaine de mineurs, soit 0,1%. Et 10% des mineurs possèdent 90% de la puissance de minage.

Nous n’aborderons pas ici le fait que la très grande majorité des jetons sont détenus par une minorité car l’objet de cet article n’est pas de parler crypto monnaies et que la blockchain Bitcoin fonctionne par le consensus de Proof of Work et non de Proof of Stake.

Décentralisé alors ? Pas du tout. Un petit groupe a potentiellement la capacité de modifier volontairement la blockchain faisant voler en éclat le pilier de sa sécurité. C’est ce qu’on appelle l’attaque des 51%.

Il y a cependant plusieurs limites à cela.

Il faudrait que la cinquantaine de fermes de minage réussissent à se mettre secrètement d’accord sur une modification commune afin quelle soit validée et devienne majoritaire dans la blockchain.

Ces fermes n’ont, a priori, aucun intérêt commun. Ou alors il faudrait un évènement majeur qui mettrait tout le monde d’accord autour de la table. Dans ce cas, le fait qu’ils soient majoritaires pourrait être une chose positive.

Ensuite, un tel événement ne passerait pas inaperçu. La blockchain est surveillée. Comment les fermes justifieraient-elles cette modification sans que cela ne provoque de réaction majeure provoquant potentiellement l’effondrement du Bitcoin, leur propre source de revenu ? Ce serait un sabordage.

Enfin, une telle attaque représente un cout de 5.5 milliards de dollars afin de fournir assez de puissance de calcul. Cela représente des moyens collossaux que les mineurs n’ont pas.

Ils existe d’autres raisons mais ces deux principales tendent à relativiser ce risque.

Il reste que Bitcoin, comme toute blockchain publique gagnerait à être moins centralisée.

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